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DVD & Livres


  • Carte des médias français : qui possède quoi ?

    Histoire

    Pour son premier numéro, publié en mars 2006, Le Plan B avait conçu une carte du Parti de la presse et de l’argent (PPA) dévoilant l’ampleur de la concentration capitalistique dans les secteurs de la communication et de l’édition. Elle a ensuite été mise à jour en 2012 à l’occasion de la sortie du documentaire « Les Nouveaux Chiens de garde ».

    En juillet 2016, l'association Acrimed et Le Monde diplomatique s'en sont inspirés pour établir cette infographie des médias français, qui permet de démêler l’écheveau des concentrations dans la propriété des grands médias.

    Présentation

    Ce graphique prend le parti de la lisibilité plutôt que de l’exhaustivité.

    Y figurent des médias d’information qui « font l’opinion » et qui dépendent d’intérêts industriels ou financiers, de groupes de presse ou de l’État : publications généralistes nationales, quotidiens régionaux, audiovisuel national (et quelques chaînes de télévision locales).

    Les journaux départementaux, les titres indépendants (comme Le Canard enchaîné) ainsi que la presse dite alternative ne sont pas représentés.

    Enfin, on a limité les liens capitalistiques aux principaux actionnaires.

    Conception : Jérémie Fabre
    Documentation : Marie Beyer et Jérémie Fabre
    Adaptation : Guillaume Barou, avec Boris Séméniako et Cécile Marin
    Méthodologie : www.monde-diplomatique.fr/cartes/ppa

    4,00 €
  • « Au nom de la démocratie, votez bien ! »

    Présentation du livre

    Les médias ont orchestré l’essentiel de la dramaturgie politique du second tour des élections présidentielles de 2002 et de 2017. Au débat démocratique qu’ils chérissent tant – et qu’ils piétinent si allègrement –, ils ont préféré asséner leurs leçons de bienséance républicaine, de morale civique et de tactique électorale aux électeurs déviants.

    En collaboration avec les communicants politiques, les médias fixent l’agenda électoral, influent sur ce à quoi il faut penser et disposent du pouvoir de consécration (ou de stigmatisation) des candidats. Ce journalisme de prescription des choix électoraux légitimes et d’écrasement des opinions dissidentes, on l’a déjà connu en 1992 et en 2005 avec les référendums sur le traité de Maastricht et sur le Traité constitutionnel européen.

    S’ils ne font pas toujours une élection, les médias cherchent à imposer un choix qui semble inéluctable. Le choix des maîtres. En 2002 et 2017, le rappel à l’ordre médiatique de l’entre-deux-tours eut pour fonction d’effacer le désastre du premier tour : « La récréation est finie ! Au nom de la démocratie, votez ! Mais surtout, votez bien ! »

    Index du livre


    Prélude


    Acte I : Le choc

    Tous coupables ?

    Le vote « utile »

    Matraquage sécuritaire

    L’entrée des artistes


    Acte II : La mobilisation

    Laminer Le Pen

    Tous résistants !


    Acte III : La culpabilisation

    Le retour des Munichois

    Les guets-apens

    Le mépris


    Dénouement : « Le jour de gloire est arrivé »


    L'auteur : Mathias Reymond

    Économiste, enseignant à l’université de Montpellier, Mathias Reymond co-anime l'association de critique des médias Acrimed.

    Il est également co-auteur de L’Opinion, ça se travaille… Les médias et les « guerres justes » (Agone, 2014), Les Éditocrates, ou Comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n’importe quoi (La Découverte, 2009) et Tous les médias sont-ils de droite ? (Syllepse, 2008).

    Extrait de l’introduction

    Le 21 avril. La date est devenue un nom commun. Commun aux partis politiques et aux médias pour décrire une crainte : celle de revivre un 21 avril. À l’envers pour la droite. Et à l’endroit pour la gauche. Comme le 11 Septembre, il est inutile de donner l’année, on la connaît. Cette formule, « le 21 avril », désigne la peur de voir accéder, une fois encore, un candidat de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle.

    En 2002, donc, la chute de Lionel Jospin au premier tour, l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second et la victoire – assurée – de Jacques Chirac donnèrent lieu à deux semaines d’agitation médiatique et politique où l’irrationnel ravitaillait l’escroquerie. Quinze jours d’incantation, d’accusation, de culpabilisation, de condamnation, de moralisation, d’incitation… Une période unique dans la Ve République.

    Unique ? Presque. Quinze ans plus tard, rebelote. Cette fois, le public est rodé. Il connaît la chanson. En avril 2017, Marine Le Pen accède au second tour face à Emmanuel Macron. Exit François Fillon, le candidat de la droite dure. Exit Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la gauche de gauche. L’agitation est moindre et la propagande plus policée, mais elle s’organise – sans concertation – contre un acteur qui excelle dans le rôle du méchant : Jean-Luc Mélenchon. Celui qui ne donne pas de consigne de vote. Celui qui ne joue pas le jeu républicain. À quelques nuances près dans les paroles et la partition, c’est la même chanson.

    15,00 €
  • L'Opinion, ça se travaille...

    Quatrième de couverture

    « On a tiré toutes les ­leçons de nos erreurs passées » et « traitement exemplaire » constituent les ­formules sous lesquelles les médias travestissent leur travail en temps de guerre.

    Pourtant, d’un conflit à l’autre, dans une ambiance rédactionnelle où dominent les va-t-en-guerre et le simplisme des analyses binaires, le parallélisme des expressions laisse ­songeur. Des raisons humanitaires accompagnent toutes les politiques d’intervention, missile au poing. Et l’absence d’informations fiables n’empêche pas la machine médiatique de tourner à plein régime.

    Exemples à l’appui, du Kosovo à la Libye, ce livre rappelle comment les médias ont broyé l’information du public tout au long des vingt-cinq dernières années – et continuent de le faire. Ce qu’il décrit, loin de constituer une ­collection d’exceptions, est devenu la règle ; pas un dérapage, la norme.

    Présentation du livre

    Le chapitre inaugural – « Propagande de guerre » – résume les principales explications du rôle joué par les médias : la propriété des médias, l’influence du pouvoir politique en général, l’évolution interne aux média eux-mêmes. Puis les auteurs soulignent le « poids de l’ignorance », s’arrêtent sur la floraison de « amalgames », évoque l’« autosatisfaction » des responsables des médias (en dépit de la répétition de leurs errements). Un « petit lexique de la propagande en temps de guerre » actualisé avec le conflit en Libye, conclut cette introduction.

    Les deux chapitres suivants sont consacrés à la guerre du Kosovo. Le premier d’entre eux – « Quand le doigt montre la Lune » – souligne à quel point et comment la place accordée à la tragédie humaine a conditionné la totalité des informations et occulté tout débat.

    Le second chapitre consacré à la guerre du Kosovo – « Chronique d’un génocide annoncé » – s’étend longuement, comme l’indique son titre sur la surenchère qui a assimilé les massacres perpétrés au Kosovo à un génocide : De l’« emballement des chiffres » à la quasi-négation de la « contre-épuration ethnique » des Serbes par les albanophones, en passant par l’invention d’un « Plan fer à cheval » d’extermination des albanophones du Kosovo. Le tout couronné par les proclamations quasi-unanimes déclarant que les médias ont été « exemplaires ». Un « Post-scriptum de 2006 », intitulé « La Preuve du pudding » tire le bilan – sept ans après – de la couverture médiatique de la guerre.

    C’est à l’invasion de l’Afghanistan qu’est consacré le chapitre suivant – « Du World Trade Center à Kaboul ». Il montre comment la plupart des grands médias ont renforcé par leur propre propagande la propagande des gouvernements – à commencer par celui des États-Unis – et comment, une fois de plus, les porte-voix de ces mêmes médias se sont déclarés satisfaits du travail accompli.

    Le cinquième chapitre – « Irak : La guerre impopulaire » souligne que l’abstention du gouvernement français explique en grande partie pourquoi ni les préparatifs de la guerre, ni l’invasion n’ont bénéficié ouvertement du renfort de la propagande médiatique. Mais « la militarisation de l’information », la « rhétorique de guerre » et les appels à un « retour à l’ordre… mondial » ont profondément marqué les informations et les commentaires.

    Enfin, le dernier chapitre - « Et Bernard-Henri Lévy bombarda la Libye… » - complète les précédentes éditions. Il est consacré à l’intervention militaire en Libye et au rôle joué plus particulièrement par le philosophe de télévision dans la mise en scène de cette guerre. Il y est question de l’enthousiasme des éditorialistes, « le doigt sur la gâchette », à voir la France en première ligne (« Cocorico ! » ont-ils repris en chœur), du « marathon médiatique de BHL » ainsi que du « service après-vente » (livre et film) assuré par BHL lui-même et épaulé par des médias toujours complaisants.

    Le livre s’achève par une « Chronique des événements » (indispensable pour se remettre les faits en mémoire) et une bibliographie sélective.

    Les auteurs

    Serge Halimi et Dominique Vidal sont journalistes au Monde diplomatique ; Henri Maler et Mathias Reymond co-animent l’observatoire des médias Acrimed.

    12,50 €
  • Les Nouveaux chiens de garde

    Synopsis

    Les nouveaux gardiens de l’ordre établi sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques. Lorsque l’information est produite par les grands groupes industriels du CAC 40, la presse peut-elle encore jouer un rôle de contre-pouvoir démocratique ?

    En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi.

    Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d'une information produite par des grands groupes industriels du CAC 40 et pervertie en marchandise.

    Bonus

    • Teasers du film
    • Biographies des réalisateurs
    • Galerie photos
    • Bande-annonce du film
    • Inclus dans le DVD : la carte du "Parti de la Presse et de l'Argent" ainsi que plusieurs articles sur la critique des médias

    Presse (1)

    « Affirmer que j’aurais pu être complaisant à l’égard de tel ou tel est tout simplement une ineptie. […] Ont-ils mis une fois le pied dans une rédaction, les auteurs de ce brûlot, qui font le procès de celles et ceux qui travaillent chaque jour à la fabrication de l’information ? » Laurent Joffrin interviewé par L'Express, 16 janvier 2012

    « Pourquoi faut-il que les auteurs, au discours entaché de relents marxistes, sombrent dans le politiquement correct qu’ils entendent dénoncer en décrétant qu'insécurité et immigration sont des sujets artificiellement gonflés par les médias pour détourner l’attention de la question sociale ? À chien de garde, chien de garde et demi. » Valeurs actuelles,12 janvier 2012

    « Montage d’archives, témoignages à charge et discours-maître en voix off constituent une structure peu favorable à l’expression du pluralisme des opinions et de la complexité du réel. […] L’on sait trop quelle valeur de généralisation peut avoir un exemple de mauvaise conduite professionnelle, dès lors qu’on tait par ailleurs les exemples de vertu qui pourraient le relativiser. » Le Monde, 11 janvier 2012

    « Les Nouveaux chiens de garde épingle ménages et collusion des journalistes, mais oublie Sarkozy. » Libération, 11 janvier 2012

    « Les principaux accusés, Laurent Joffrin (Le Nouvel Observateur), Nicolas Demorand (Libération), Michel Field (Europe 1, LCI) et Denis Olivennes (Lagardère), ne sont pas invités à se défendre. […] Ce ball-trap sur grand écran vise juste parfois. Mais sa charge se révèle beaucoup trop manichéenne pour convaincre. » Le Figaro, 11 janvier 2012

    « À vouloir considérer que tous les patrons de presse sont à mettre dans le même panier, au nom du poste qu’ils occupent et du titre qu’ils dirigent, c’est un peu court. Pour parler de ce que je connais, en l’occurrence de Christophe Barbier, les auteurs de ce film savent-ils qu’il a été jusqu’à une période récente persona non grata à l’Élysée, car blacklisté par Nicolas Sarkozy ? […] Il y a là des raccourcis étranges, une méconnaissance grave des journalistes visés, des amalgames dérangeants et, pour tout dire de ce film, des procès en sorcellerie et un climat de chasse au journaliste détestables. » Renaud Revel, L'Express, 11 janvier 2012

    Presse (2)

    « La parole est forte, le débat est vif » L'EXPRESS

    « Une démonstration éclatante » L'HUMANITÉ

    « Une critique des médias […] un sacré coup de fouet » TÉLÉRAMA

    « Un documentaire combatif et argumenté » LE CANARD ENCHAÎNÉ

    « Une démonstration implacable » LES INROCKUPTIBLES

    « Une critique des médias tordante et parfaitement rythmée » PREMIÈRE

    « Mordant » AUJOURD'HUI EN FRANCE

    « Édifiant et stupéfiant » LES ÉCHOS

    « Un documentaire drôle et édifiant » 20 MINUTES

    « Met enfin, avec humour et lucidité, les pieds dans le PAF » À NOUS PARIS

    « La parole est forte, le débat est vif » L'EXPRESS

    « Un documentaire qui fait du bien là où ça fait mal » CAUSETTE

    « Un sens pédagogique et une qualité du travail d’archives et de montage » STUDIO CINÉ LIVE

    « Un film de combat très efficace » ROLLING STONES

    « Un film percutant » LA NOUVELLE VIE OUVRIÈRE

    « Un film polémique qui risque d’irriter le monde des médias » LA TRIBUNE

    « Un spectacle jubilatoire qui donne froid dans le dos » LES FICHES DU CINÉMA

    « Un pamphlet malin » TROIS COULEURS

    18,40 €