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    Pendant sept ans, entre 2010 et 2016, le ministère des Finances a contesté à Acrimed le droit de délivrer des reçus fiscaux. La cour administrative d’appel de Versailles nous a finalement donné raison, établissant notamment qu'« il n’est pas sérieusement contesté [que la mission de l'association] revêt un caractère d’intérêt général ».

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  • « Au nom de la démocratie, votez bien ! »

    Présentation du livre

    Les médias ont orchestré l’essentiel de la dramaturgie politique du second tour des élections présidentielles de 2002 et de 2017. Au débat démocratique qu’ils chérissent tant – et qu’ils piétinent si allègrement –, ils ont préféré asséner leurs leçons de bienséance républicaine, de morale civique et de tactique électorale aux électeurs déviants.

    En collaboration avec les communicants politiques, les médias fixent l’agenda électoral, influent sur ce à quoi il faut penser et disposent du pouvoir de consécration (ou de stigmatisation) des candidats. Ce journalisme de prescription des choix électoraux légitimes et d’écrasement des opinions dissidentes, on l’a déjà connu en 1992 et en 2005 avec les référendums sur le traité de Maastricht et sur le Traité constitutionnel européen.

    S’ils ne font pas toujours une élection, les médias cherchent à imposer un choix qui semble inéluctable. Le choix des maîtres. En 2002 et 2017, le rappel à l’ordre médiatique de l’entre-deux-tours eut pour fonction d’effacer le désastre du premier tour : « La récréation est finie ! Au nom de la démocratie, votez ! Mais surtout, votez bien ! »

    Index du livre


    Prélude


    Acte I : Le choc

    Tous coupables ?

    Le vote « utile »

    Matraquage sécuritaire

    L’entrée des artistes


    Acte II : La mobilisation

    Laminer Le Pen

    Tous résistants !


    Acte III : La culpabilisation

    Le retour des Munichois

    Les guets-apens

    Le mépris


    Dénouement : « Le jour de gloire est arrivé »


    L'auteur : Mathias Reymond

    Économiste, enseignant à l’université de Montpellier, Mathias Reymond co-anime l'association de critique des médias Acrimed.

    Il est également co-auteur de L’Opinion, ça se travaille… Les médias et les « guerres justes » (Agone, 2014), Les Éditocrates, ou Comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n’importe quoi (La Découverte, 2009) et Tous les médias sont-ils de droite ? (Syllepse, 2008).

    Extrait de l’introduction

    Le 21 avril. La date est devenue un nom commun. Commun aux partis politiques et aux médias pour décrire une crainte : celle de revivre un 21 avril. À l’envers pour la droite. Et à l’endroit pour la gauche. Comme le 11 Septembre, il est inutile de donner l’année, on la connaît. Cette formule, « le 21 avril », désigne la peur de voir accéder, une fois encore, un candidat de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle.

    En 2002, donc, la chute de Lionel Jospin au premier tour, l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second et la victoire – assurée – de Jacques Chirac donnèrent lieu à deux semaines d’agitation médiatique et politique où l’irrationnel ravitaillait l’escroquerie. Quinze jours d’incantation, d’accusation, de culpabilisation, de condamnation, de moralisation, d’incitation… Une période unique dans la Ve République.

    Unique ? Presque. Quinze ans plus tard, rebelote. Cette fois, le public est rodé. Il connaît la chanson. En avril 2017, Marine Le Pen accède au second tour face à Emmanuel Macron. Exit François Fillon, le candidat de la droite dure. Exit Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la gauche de gauche. L’agitation est moindre et la propagande plus policée, mais elle s’organise – sans concertation – contre un acteur qui excelle dans le rôle du méchant : Jean-Luc Mélenchon. Celui qui ne donne pas de consigne de vote. Celui qui ne joue pas le jeu républicain. À quelques nuances près dans les paroles et la partition, c’est la même chanson.

    15,00 €
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  • Médiacritiques n°34

    (Livraison à partir du 5 février)

    « Réforme des retraites, violences médiatiques »

    SOMMAIRE :

    p. 3 : Les éditorialistes sur le pied de guerre

    p. 9 : Quatre jours de propagande

    p. 15 : 50 nuances de galères

    p. 17 : Les cheminots sur le gril

    p. 19 : Les plantages en série de Christophe Barbier

    p. 21 : La presse en (ordre de) marche

    p. 25 : Violences médiatiques contre les grévistes

    p. 31 : Europe 1 en tenue de combat

    p. 38 : Mais où sont passés les magazines féminins ?

    p. 41 : Journaliste cherche témoignage contre la grève

    Et dans les rubriques :

    p. 7 : Éric Neuhoff : entre-soi, misogynie et mépris de classe

    p. 37 : Dupont de Ligonnès : la « méprise »

    p. 45 : Le palmarès 2019 des éditocrates

    7,00 €
  • Carte des médias français : qui possède quoi ?

    Histoire

    Pour son premier numéro, publié en mars 2006, Le Plan B avait conçu une carte du Parti de la presse et de l’argent (PPA) dévoilant l’ampleur de la concentration capitalistique dans les secteurs de la communication et de l’édition. Elle a ensuite été mise à jour en 2012 à l’occasion de la sortie du documentaire « Les Nouveaux Chiens de garde ».

    En juillet 2016, l'association Acrimed et Le Monde diplomatique s'en sont inspirés pour établir cette infographie des médias français, qui permet de démêler l’écheveau des concentrations dans la propriété des grands médias.

    Présentation

    Ce graphique prend le parti de la lisibilité plutôt que de l’exhaustivité.

    Y figurent des médias d’information qui « font l’opinion » et qui dépendent d’intérêts industriels ou financiers, de groupes de presse ou de l’État : publications généralistes nationales, quotidiens régionaux, audiovisuel national (et quelques chaînes de télévision locales).

    Les journaux départementaux, les titres indépendants (comme Le Canard enchaîné) ainsi que la presse dite alternative ne sont pas représentés.

    Enfin, on a limité les liens capitalistiques aux principaux actionnaires.

    Conception : Jérémie Fabre
    Documentation : Marie Beyer et Jérémie Fabre
    Adaptation : Guillaume Barou, avec Boris Séméniako et Cécile Marin
    Méthodologie : www.monde-diplomatique.fr/cartes/ppa

    4,00 €